| JEAN-MICHEL's profilePARADICTPhotosBlogLists | Help |
|
PARADICT"La Vraie Vie" comme elle vient ! June 13 Bulletin de Santé Désolé pour vous tous qui venez de temps à autre consulter ce blog, et oui, un mois sans mise à jour aucune, ça fait long. Mon actualité, il faut le dire, est assez pauvre suite à mon problème de genou. Opéré le 19 mai dernier, je me remet doucement. Les progrès assez rapides après l'opération tendent à se faire plus discrets et parfois imperceptibles. Le retour aux activités aériennes sera long je pense. Malgré tout, je marche mal mais je marche environ 90 minutes par jour avec mon fidèle Sun. Depuis peu j'arrive à conduire sur de petits trajets et hier au soir j'ai pu rouler avec le camping-car. Les besoins de la vie ordinaire sont désormais à ma portée. J'envisage à nouveau de petites escapades essentiellement le week-end pour cause de kiné le reste du temps. Une sortie est prévue dans le désert des Bardenas fin juin, pas pour voler mais j'en profiterai pour faire un petit reportage photos. Je pense donc pouvoir vous faire profiter prochainement de belles photos. Après l'été, je pense être remis et nous envisageons le périple alpin habituel pour septembre et l'Andalousie pour novembre... Voilà de beaux projets qui j'espère vont pouvoir compenser un peu tout ces mois d'inactivité. Donc soyez rassuré(e)s : avec un peu de patience la Vraie Vie va reprendre ses droits dans quelques semaines... A très bientôt donc et d'ici là profitez bien de la vie ! May 12 L'essence du Vol De tout temps l'être humain a voulu voler, s'approprier les airs comme les oiseaux. L'homme ne peut pas le faire naturellement et les débuts de l'aérien ont été pour le moins difficile. Nous avons la chance à notre époque de pouvoir accéder à la troisième dimension et voler. Ce rêve est enfin accessible à l'humanité. Si le vol a subjugué de tous temps, le fait de voler par soi-même est encore l'affaire de quelques uns. Qu'est ce qui amène certains à devenir pilote, à aimer voler, souvent passionnément ? L'esprit volatile est-il inné ? Oui, pour une part. Car celui qui est prédisposé à voler est porté naturellement à s'intéresser à tout ce qui vole, à regarder le ciel, les nuages, les oiseaux... à percevoir le vent. On ne devient pas pilote par hasard, des prédispositions psychologiques semblent nécessaires pour se sentir à l'aise dans les airs. Une sensibilité particulières aux choses de l'air, une part de soi toujours en suspend... tournée vers le ciel. L'esprit volatile est-il inné ? Non, car comme toute activité cela s'apprend. Les oiseaux eux-mêmes malgré leurs dons naturels apprennent à voler, non sans peur et défaillances. Pour l'homme, l'apprentissage passe par la maitrise technique d'un appareil volant. Cet aspect, souvent laborieux, acquit : le vol est à portée d'aile. C'est alors l'émerveillement de la contemplation d'un enfant devant un jouet magnifique. La mosaïque des champs, les contours de lacs, la sinuosité des rivières sont autant de points remarquables d'une rare beauté. Contempler la Terre à quelques centaines de mètres d'altitude est un plaisir immense et un privilège. L'altitude estompe les détails et magnifie la vision. Tous les tracas du quotidien et les petits travers de la vie humaine reprennent alors leur véritable échelle. La liberté de mouvements sur les trois axes permet de s'affranchir de l'apesanteur et d'accéder enfin à l'immensité de l'espace. La terre sous les pieds du pilote se dévoile comme jamais. Cette vision unique subjugue tous les êtres humains. Le succès de Yann Arthus Bertrand avec "La Terre vue du Ciel" en est la preuve. La troisième dimension fait partie de l'être humain, il y a un côté contemplatif et volatile en chacun de nous. Les astronautes lorsqu'ils reviennent de l'espace décrivent tous la vision de la Terre comme une splendeur et un grand moment de leur vie. Souvenez-vous de l'émotion particulière du levé de Terre vu de la Lune, cette photo à fait le tour du Monde et a changé pour nous tous l'image de notre planète! Voler est un privilège, un bien précieux qui change à jamais l'âme humaine. Une faculté hors normes à pratiquer avec modestie tellement nous sommes petits face à toute cette immensité et aux lois de la nature. Tel le mythe d'Icare, on peut penser qu'il y a un prix à payer pour tant de bonheur. Comme un tribu en contrepartie de cet incroyable avantage de pouvoir s'élever au dessus de la Terre, tels des anges ! Mais ceci est une autre histoire... À ceux qui ont la chance de voler : profitez avec respect et prudence de ce cadeau de la vie et transmettez votre passion du ciel ! May 05 La punition : 3 à 12 mois fermes Mon genou gauche m'avait pourtant prévenu au cours de ces derniers mois. Par petites notes : quelques douleurs pendant plusieurs jours après des attéros un peu durs, je n'ai pas voulu les entendre assez : la punition est tombée avant hier soir. En déplacement aux Sables d'Olonne j'ai voulu faire un petit vol. Il y avait du vent un peu rafaleux mais vers 20h30 j'ai pris mon envol. Pas très longtemps car l'aérologie était vraiment perturbée ; au bout de 15 minutes je me présente pour poser, ça remue pas mal mais nickel je fais mon approche, je coupe le moteur, prise de vitesse ressource. Je me pose normalement sans vitesse excessive, le sol est bien dégagé sans trou et là, immédiatement après avoir posé mon pied une douleur intense me prend au genou gauche. Je m'effondre immédiatement sur le côté, heureusement j'avais coupé le moteur, la voile s'affale sans trop me tirer. La douleur se prolonge et je ne comprend pas. Je regarde autour de moi pour voir si j'ai heurté quelque chose que je n'aurai vu ? mais non rien. La douleur persiste, me coupe le souffle et me porte au cœur. Je reste là, au sol, une où deux minutes puis j'appelle ma fidèle Jacotte à la radio : "viens vite, je me suis fait mal au genou". Elle arrive et m'aide à me dégager du moteur (il n'a rien lui). Je reprend mes esprits mais ma jambe me fais mal. Un temps, puis j'arrive à me ressaisir et à me remettre sur pieds en m'appuyant sur le moteur. Une fois redressé, cela va un peu mieux, je prend appui sur ma jambe sans douleur supplémentaire. Je vais mieux petit à petit et je décide de faire quelques pas pour rejoindre le camping-car, j'y vais doucement par petits pas. Au bout de quelques mètres, une douleur aigüe me cisaille à nouveau la jambe droite et je m'écroule en hurlant. Là j'ai compris, ce n'ai pas ponctuel je me suis fais mal assez gravement. Avec l'aide de Jacotte je me remet à nouveau debout et poursuis ma route en marchant en crabe, sans plier le genoux, la jambe raide. Ce petit trajet une centaine de mètres va prendre un bon quart d'heure. Nous appelons un ami pour venir nous prêter main-forte pour ranger le paramoteur. Le constat du "Dr Jean-Mi" prédit un problème de ligament interne, ce n'est pas une urgence et nous décidons de passer la nuit sur place, d'écourter notre séjour et de rentrer dès le lendemain dans les Landes. Le médecin traitant consulté dès notre arrivée confirme une entorse grave du genou, une IRM est prescrite pour savoir si une opération sera nécessaire. Minimum trois mois pour une entorse et en cas d'opération entre 6 mois et 1 an pour être rétabli ! Il me faut vivre désormais avec la jambe raide, ne plus conduire, rester au calme à la maison : bref tout ce que je n'aime pas. Il m'avait prévenu ce genou que c'était trop ce paramoteur dans le dos, je ne l'ai pas écouté : la sanction est là 3 à 12 mois fermes ! Un épisode malheureux, qu'il faut relativiser, c'est une défaillance personnelle, pas d'erreur de pilotage où autre maladresse, je crois vraiment que j'ai tout simplement atteint une limite par rapport à ce que je peux demander à mon corps, à moi d'en assumer les conséquences et d'en tirer les enseignements pour l'avenir. C'est mon plus gros pépin depuis l'an 2000 donc 9 années sans gros trauma, c'est plutôt honorable même si je peux m'armer de patience pour les mois à venir... April 20 Les hirondelles sont de retour Juste un petit billet pour vous annoncer que le printemps, le vrai celui de la nature pas celui du calendrier, est là et bien là. Il y a quelques minutes, j'étais comme souvent devant mon ordinateur en train de visiter mes sites préférés. J'entends des piaillements d'oiseaux. Je n'y prête pas plus d'attention que ça, croyant une fenêtre ouverte dans une autre pièce. Au fil des minutes le gazouilli est devenu infernal. Au point que je me suis levé pour aller voir et là quel ne fut pas mon étonnement de voir un couple d'hirondelles bien installé sur le dessus de l'armoire de la chambre : j'avais laissé la fenêtre ouverte pour aérer ! J'imagine le dialogue : "on va s'installer là, c'est bien douillet. Y'a même la télé. Pour faire les œufs c'est idéal..." A mon arrivée dans la pièce, elles sont partie tranquillement comme à regret. Les endroits pour faire les hirondeaux sont nombreux et elles vont devoir reprendre leur recherche du lieu idéal pour leurs progénitures. Mais moi, j'ai une certitude : le printemps est là ! April 19 Le couteau suisse du 21ème Siècle ! Le couteau suisse du 21ème Siècle ! Il s'agit de l'iPhone d'Apple. Je veux vous faire partager ce que m'apporte au quotidien ce petit appareil. Bien plus qu'un téléphone c'est véritablement l'outil universel. Bien sûr il me sert à téléphoner, ça paraît évident mais il le fait très bien et plus généralement à communiquer par mail, sms, internet. Tout cela dans la poche. Il fait iPod c'est à dire qu'il vous permet d'écouter à tous moment : musiques, podcast et de parcourir votre album photo. Bien évidemment les fonctions d'agenda, de répertoire. Le plus, indiscutable de l'iPhone ce sont les Applications multiples que l'on peut installer à sa convenance. Laissez-moi vous décrire ce à quoi il me sert. C'est en gros le petit frère de poche de mon ordinateur mais bien plus encore. Agenda synchro avec l'iMac Horloge avec alarme, heure internationnale... Album photos environ 2000 dans la poche Suivi de portefeuille boursier Plans de toute la planète Calculette Notes Répertoire de contacts synchro avec l'iMac Comptabilité personnelle synchro avec l'iMac Détecteur de radar style Coyote Consultation du Monde, 20 minutes, Marianne, Le Figaro, LCI... Lecteur Google, revue de presse paramétrable Pages Jaunes Traducteur multilangues Dictionnaires, ancyclopédie Jeux divers Programme détaillé de TV TV, télécommande, radio Détecteur des stations services les moins chères Recherches multiples autour de soi Virement bancaire instantanné, consultation compte bancaire Information météo de sites multiples Et la liste est loin d'être exhaustive ! Tout cela dans un appareil de quelques grammes avec un bon niveau de fiabilité. Je m'en sert en permanence de jour comme de nuit. Et oui, il m'accompagne dans mes insomnies ! C'est devenu le compagnon de tous les instants. C'est vraiment un must, je n'imagine plus comment m'en passer, tellement son aide m'est précieuse dans ma vie de tous les jours. Mettez donc un iPhone dans votre poche à côté de votre couteau suisse, il vous rendra bien des services! April 13 L'homme à la voiture bleue Très souvent lorsqu'on va voler à Benesse, une voiture bleue se gare avec un couple à bord, reste là pendant des heures et puis s'en va... Au début nous pensions à des amoureux ayant trouvé un coin tranquille. Mais finalement non, au fil des mois, nous avons fait la connaissance du Monsieur, la dame reste généralement dans la voiture à lire. Il s'agit, d'un homme âgé, je dirai presque 70 ans. Nous avons appris en discutant avec lui qu'il a pratiqué l'aviation de tourisme puis l'ULM pendant des années à Biarritz. Il ne rentre jamais dans les détails mais il dit avoir dû vendre son appareil. Il connait les choses de l'air. Qu'est ce qui peut le motiver à venir ainsi, aussi assidument, sur une piste quasi désertique pendant des heures. Quand il fait beau, il sort de son véhicule quand il nous voit et viens nous dire un mot. S'il fait froid, il reste à l'abri. Souvent, il vient pour ne voir personne car la piste n'est utilisée que très occasionnellement. Il reste ainsi plusieurs heures et repart. A mon avis, il fait ça chaque jour, car il parle d'Itsassou, d'Amou, autant de lieux ou on vole... Je ne vois que la nostalgie pour expliquer un tel comportement. J'imagine qu'il a été pilote pendant de nombreuses années et qu'il a dû se résoudre a arrêter de voler pour raison médicale : punition ultime pour un vrai amoureux de l'air, un véritable fondu d'aviation. En tous cas, son attitude même si elle me semble étrange et quasi inexplicable me semble éminemment respectable. Je me dis que le jour où cela m'arrivera, quel sera mon comportement ? Vieillir est une douleur, une trahison du corps et se résoudre à lâcher prise n'est pas simple. Abandonner une passion est un chemin difficile. Voilà, je voulais en quelques mots vous raconter l'histoire probable de l'homme à la voiture bleue. Si à votre tour vous le croisez à proximité d'un décollage, prenez le temps de lui parler d'aviation, ça le fera rêver. Qui c'est, il est peut-être notre avenir... April 06 Sortie Sud-Ouest Paramoteurs Juste un petit mot pour saluer l'arrivée du Printemps ! Nous avons eu la chance de pouvoir voler en limite du Parc National des Pyrénées dans le Cirque de Lescun. C'est un endroit de pleine nature entouré de hautes montagnes. Un privilège de voler dans ce cadre majestueux, un régal. Dommage pour les photos car une brume persistante épaississait l'air. Pour les habitants, habitués à la tranquillité du lieu, voir et surtout entendre une quinzaine de paramoteurs fut certainement moins agréable. D'ailleurs, malgré les autorisations diverses, après quelques plaintes, nous avons dû changer de plan de vol le dimanche et dégager assez rapidement de cet environnement pour rallier Accous par la voie des airs. Ce week-end fut un réel succès : la météo était au rendez-vous, une ambiance bon enfant, des vols superbes et aucun incident. Un hommage particulier à Sébastien Dufrechou qui nous a organisé tout cela parfaitement tant sur le plan des vols que de l'intendance. A ceux qui me lisent et qui pratiquent le paramoteur, n'hésitez pas à venir rejoindre l'association SUD-OUEST PARAMOTEURS. C'est vraiment l'occasion de faire des sorties qu'on ne ferait pas seul dans un contexte sympathique et convivial. A très bientôt pour d'autres aventures... March 17 Plénitude d'un vol parfait ! La
pratique du paramoteur est souvent émaillée de petits désagréments :
mécaniques, météo, décollage scabreux, atterrissage durs... Alors,
lorsque tout s'enchaine bien du début à la fin c'est un bonheur, une
certaine plénitude et la satisfaction du travail bien fait, de la belle
ouvrage ! Voici le récit de mon vol d'hier. Un vol parfait commence la veille où le matin par une consultation attentive des sites de météo. Ensuite dès le réveil et tout au long de la journée il y a toujours un petit coup d'œil à l'évolution des conditions de vent. Cela reste en arrière plan de la pensée consciente, comme une tâche de fond, une seconde nature quoi. Généralement dans le courant de la matinée, je vais faire le complément de carburant. Je m'applique bien pour faire le mélange à 2% et remplir le réservoir à 9 litres. Cela fait 2 bonnes heures d'autonomie, de quoi voler avec une marge de sécurité confortable. C'est l'occasion de jeter un coup d'œil au moteur et de faire les petits ajustements, serrer un boulon, nettoyer la bougie, bichonner l'hélice : une pré-vol avant l'heure ! Selon la météo du jour, l'heure de départ peut être variable mais avec les beaux jours revenus c'est plutôt la fin d'après-midi vers 17 heures. Ce n'est jamais l'assurance de faire un vol, je dis toujours que « je vais me présenter ! ». Seules les conditions réelles au terrain décideront de la faisabilité du vol. C'est une activité où le savoir renoncer est aussi important que le savoir voler. En tous cas, il ne faut rien oublier à la maison : moteur, voile, trousse à outil, casque, radio, combinaison de vol, etc... Arrivé sur le terrain, la première chose c'est de 'regarder le vent', la grosse manche à air mais aussi une petite plus réactive. Les peupliers, dès qu'ils ont leur feuillage, sont des compagnons indispensables. Puis ce sont les préparatifs, toujours les mêmes et dans le même ordre. Il faut être minutieux et ne rien oublier : la sécurité du vol en dépend. A la fin, tout est prêt pour l'envol. Le moment de décider si le vol se fait où non. Tant que les pieds sont sur terre, il est toujours temps de renoncer. Tout est OK : aller c'est parti ! Le moteur tourne dans le dos, et pèse déjà. Face à la voile, un petit pré-gonflage permet d'ajuster la position du parapente face au vent. Un frémissement dans le tissu, c'est le moment : je bloque ma respiration et accompagne l'aile qui se stabilise au dessus de moi. Je la laisse se caler et hop je me retourne dans le sens du décollage. Je commence à donner un filet de gaz pour avancer légèrement. La voile se stabilise comme dans des rails, c'est bon, gaz à fond : c'est la course d'élan. Le moteur pousse bien, le dos en arrière appuyé sur le moteur j'accompagne le mouvement et en quelques pas, une quinzaine de mètres, les pieds quittent le sol. Les premiers instants sont délicats, il faut rester face au vent et prendre de l'altitude tout en surveillant le cap. Une fois, cela fait, bien s'assoir et sentir le vent. Un grand tour de piste pour prendre de l'altitude et c'est décidé direction Vieux Boucau. Indispensable de monter au moins à 300 mètres pour passer la forêt de pins et rejoindre le littoral. 26 km/h face au vent, c'est un bon jour. Les dunes sont là, à finesse de la voile, la descente progressive se fait pour finir à quelques mètres à peine. Le radada sur les dunes pour profiter de la portance générée par le vent sur le relief. Tout va bien la voile file à 32 km/h, la mer turquoise est là toute proche, le soleil, le sable. En chemin, un petit geste aux promeneurs. Rien de tel que de deviner le regard émerveillé des enfants, subjugués par cet engin volant, venu de nul part. Parfois quelques nudistes se prélassent lascivement comme au premier jour de l'humanité. Leur dérangement ne sera que de courte durée et ils pourront reprendre leur communion avec la nature. Le moteur tourne rond, quel bonheur de léviter au raz des dunes. Arrivé à Vieux Boucau, je poursuis sur le littoral en direction du sémaphore. Là, je prend un peu d'altitude pour me trouver au niveau du poste de vigie : un petit signe et je fais demi-tour en direction du lac marin. Une boucle à 300 mètres, puis je reprend la route des dunes dans l'autre sens. L'heure avance, déjà 45 minutes en l'air, les promeneurs se font rares, les tout-nus se sont rhabillés. Il est temps de penser au retour, radada jusqu'aux Bourdaines, il faut remonter pour passer le lac d'Hossegor et la forêt. La piste approche, le moteur est au ralenti, l'hélice ne tourne que pour la forme. Un vol n'est vraiment terminé qu'une fois au sol, voile affalée. Il faut être attentif jusqu'au dernier moment. Un premier passage bas me permet de confirmer la direction du vent au sol et sa force. Une petite PTS (prise de terrain en S) et c'est la finale, moteur coupé, prise de vitesse puis ressource pour un posé en souplesse. Retournement face à la voile, stabilisation et posé de l'aile sur le sol en bord de fenêtre. Le vol est terminé : 75 minutes parfaites du début à la fin. Un petit message à la radio pour prévenir ma fée protectrice de mon retour parmi les terriens et c'est le rangement. Tout doit retrouver sa place initiale, un coup d'œil au moteur, à l'hélice : c'est déjà le vol de demain qui se prépare. L'œil est brillant d'une telle plénitude, le sourire est là : la banane ! Quel privilège de s'affranchir de la gravité et de percevoir ainsi la troisième dimension. Un bonheur simple mais profond va rester en moi toute la soirée et m'accompagner dans mes rêves... Voilà, je voulais vous faire partager un moment de Vraie Vie, demain est un autre jour... March 01 Les Affaires reprennent ! Après une longue période de marasme météo, nous avons connu depuis le 12 février une très bonne période anticyclonique propice aux activités d'extérieur. Du coup, avec les jours qui rallongent bien, les affaires reprennent. 17 vols en février, ce qui est fort honorable. Hier il faisait 19°C dans le Sud-Ouest un vrai bonheur. Un vol de plus d'une heure au dessus des dunes à quelques mètres des premiers nudistes, bien réchauffés tout de même. Avant-hier, nous sommes allés faire une journée de ski à Peyragudes. Là aussi le temps était de la partie, il faisait une météo de printemps avec une neige parfaite. La semaine dernière, j'ai été faire réviser mon paramoteur, la grande révision annuelle. Ces moteurs sont tout de même sollicités : après 110 heures de vols tous les éléments ont fait l'objet d'une intervention : décalaminage complet, échappement, embrayage, carburateur, lanceur et j'en passe. J'ai profité de ma visite pour rester 3 jours et voler sur place. Tout cela pour vous dire que la Vraie Vie redémarre avec optimisme. Les envies de séjour en camping-car nous reviennent. Nous allons certainement envisager assez rapidement un petit séjour, mi ski - mi parapente... seulement il y a encore beaucoup de neige et les accès aux décollages semblent encore problématiques. D'ici quelques semaines cela devrait aller beaucoup mieux. Nous sommes en attente du printemps, la plus belle des saisons ! February 19 C'est l'Hiver ! Plusieurs semaines sans un petit mot ! Vous pouvez être légitimement désappointés. Certes les photos sont là pour prouver que la Vraie Vie se poursuit. Depuis le début de cette année, rien de spécial à décrire où à partager avec vous, bref une certaine morosité s'installe, c'est l'hiver ! Il y a eu une grande période de mauvais temps avec comme point d'orgue la tempête du 24 janvier. Le moral commençait sérieusement à baisser... Puis, depuis quelques jours un épisode anticyclonique qui permet de faire le plein : un petit vol quotidien dans les cieux, parfois seul mais le plus souvent avec des copains. Nous n'avons pas de projet en vue, les voyages reprendront plus tard. Nous n'avons même pas été au ski, non par manque de neige mais lors des bonnes périodes il y a toujours un imprévu où une contrainte pour nous stopper. Nous pensons tout de même y aller avant la fin de la saison. Il est vrai que les années passées, l'hiver nous partions un peu au Canaries. Crise oblige, cette année nous ferons l'impasse sur cette destination idéale en cette période. Nous adaptons notre mode de vie à la situation économique. Nous n'en sommes pas malheureux pour autant, il faut faire preuve de réalisme et faire selon nos moyens en baisse. Gardons le moral, je ne manquerai pas de vous faire profiter de nouveaux récits dès qu'il y aura de bons moments à partager... les jours rallongent, c'est bon signe. A très bientôt ! January 01 Bonne Année 2009 Bonne Année 2009 En ce tout début d'année, j'ai mauvaise conscience car mes mises à jour se font rares. Je ne vous ai pas abandonné mais depuis quelques semaines mon actualité a plutôt été tristounette. Le voyage en Andalousie abandonné et un quotidien fait de grisaille et d'humidité. Certes de temps à autres un petit vol mais rien qui ne mérite de retenir l'attention du lecteur de blog. Mon objectif étant de vous faire partager plutôt les bons moments, quand ils se font rares mes récits s'en ressentent. L'heure des bilans L'année 2008 a été pour moi celle de la découverte du paramoteur. Ma pratique c'est déplacé avec un relatif bonheur vers cette discipline. Avec des hauts et des bas mais tout de même, plutôt du bon. 161 vols en 2008 contre 163 en 2007. Au total 117 heures en vol, là le compteur est multiplié par 2,6 grâce au paramoteur. Le vol le plus marquant de cette année en libre date du 21 juin avec 3575 mètres ! Tous ces chiffres pour vous dire que j'aime toujours voler même si c'est autrement. Si tout va bien je devrais fêter mon 2000ème vol en 2009 ! C'est promis, dès que les bons moments de la Vraie Vie reprennent, vous ne pourrez échapper à des récits détaillés et de multiples photos. Gardons un peu d'optimisme et de joie de vivre, à très bientôt donc... October 27 PERIPLE FRANCO-ITALIENAprès presque
6 semaines de balades, nous voici revenus au Pays. Quand on part
longtemps, on a un peu de nostalgie de tous ces jours passés, de ces
découvertes, de ces petites aventures qui jalonnent ces moments
privilégiés. Un peu de mal aussi à laisser notre camion, notre petite
maison à roulettes, c'est triste de le voir ainsi seul dans le jardin,
délaissé pour un temps. Mais l'étape est aussi nécessaire pour
l'entretien, de menues réparation et préparer les voyages à venir... Deux grandes périodes dans ce périples, la France en septembre avec la Coupe Icare, St Vincent les Forts, St André les Alpes puis l'Italie avec le Tourisme puis les Dolomites et les Lacs. LA FRANCE La Coupe Icare Petite Coupe Icare cette année, le beau soleil traditionnel de l'arrière saison dans les Alpes n'était pas au rendez-vous, le temps était humide et froid. Beaucoup de présentations en vol ont été annulées ainsi, la "Demoiselle" réplique de l'avion de Santos-Dumont n'a pu voler, la reproduction du parachute de Léonard de Vinci non plus pour cause de vent trop fort. Le JetMan Yves Rossy a été interdit de vol une nouvelle fois par le Préfet de l'Isére. Autrement, l'affluence bonne enfant habituelle, beaucoup de matériel sur le salon (surtout des paramoteurs), et les séances de cinéma fûrent un régal ainsi que les montgolfières. St Vincent les Forts Redécouverte de ce site sur les bords du lac de Serre-Poncon, environnement superbe. Un site de vol remarquable avec une restitution laminaire chaque soir. Beaucoup d'attente cependant, mais c'est la loi du genre, il faut faire avec la météo. Un véritable bon moment que ces quelques jours. St André les Alpes Dès notre arrivée un drame se déroule sous nos yeux : un jeune allemand ne sort pas d'un 360 engagé et se tue à l'attéro. Les secours arrivés très vite n'ont pas réussi à le sauver tellement son état était grave. Ce site est un des plus puissants de France, il est bon de le rappeler et il faut l'aborder avec vigilance et modestie. Nous y passerons quelques jours bien agréables malgré le froid très en avance pour la saison. Cela fait déjà 3 semaines que nous sommes partis, nos amis Franck et Anne-Marie nous rejoignent pour l'Italie du Nord, c'est leur projet... L'ITALIE Tourisme Nous commencons par quelques jours de tourisme, une fois n'est pas coutume, mais nous allons assez vite le regretter... Nous visitons les villages côtiers de Cinque Terre, magnifiques et typiques à souhaits, le dépaysement est complet, nous sommes vraiment ailleurs ! Franck veut aller à Rome et nous faisons ce grand crochet vers le centre en passant par Pise. La tour est vraiment penchée mais au retour vers les camions celui de Franck a été vendalisé : télé arrachée, PC portable et vêtements envolés. L'ambience est au plus bas, il faut porter plainte et se remettre d'un tel évenement. On nous l'avait bien dit que c'était risqué ce voyage, mais bon... Nous poursuivons vers Rome, gavée de touristes et de pélerins, le camping est plein d'allemands venus saluer Benoît XVI ! Puis c'est Venizia, toujours aussi charmante et romantique, au bout de quelques heures de balade dans ce dédale de ruelles le charme si particulier opère à nouveau comme une recette mille fois éprouvée. Arrivés au parking retour à la réalité et nouvelle catastrophe pour nos amis : leur petite moto DAX a été volée à quelques mètres seulement d'un commissariat ! Nous compatissons bien volontiers d'autant que notre scooter était attaché à leur moto. Quelle galère ! Tous les Italiens ne sont pas voleurs mais tout de même ! Voici notre voyage sérieusement gâché. Les Dolomites Franck décide de poursuivre tout de même le programme initial malgré l'adversité, cap sur les Dolomites pour retrouver notre activité favorite : le parapente. Nous retrouvons la sérénité des montagnes que nous n'aurions pas dû quitter. Nous nous trouvons en fait aux confins des Alpes vers le Tyrol côté italien. Ces montagnes sont remarquables avec des à pics verticaux de 700 mètres, le cadre féérique, les vallées verdoyantes et les villages aux facades richement décorées de fresques multiples. Un haut lieu du parapente, là aussi les conditions sont très fortes il y a encore du +8,5 mètres/secondes à mi-octobre c'est dire ! Pour voler là, il faut avoir le mental qui va avec. Les Lacs Nous quittons à regret ces montagnes alpines pour revenir vers les grands lacs italiens du Nord mais l'anticyclone est là, l'ambience est brumeuse avec un peu de polution, l'accueil toujours payant nous fatigue. Nous passons assez rapidement en deux jours pour rejoindre Santa Maria Maggiore vers de vraies montagnes pour terminer notre séjour qui vous l'aurez compris fut, au final, en demie teinte. Malgré les déconvenues, ce périple c'est plutôt bien passé pour nous. Il nous montre aussi les limites de ce style de vie. Nous avons à nouveau engrangé plein de souvenirs et de photos (quelques 500). J'avoue que j'aime bien cette vie d'errance au gré des routes. Le retour est toujours un peu empreint de nostalgie après avoir vécu tant de bons moments et de péripéties. Mais déjà se profile l'Andalousie d'ici quelques semaines si tout va bien... Jetez un oeil sur la sélection de photos dans l'album consacré à ce voyage et à très bientôt pour d'autres aventures... August 19 L'hélice Dans un paramoteur, il y a un élément primordial d'une rare beauté, je veux parler de l'hélice. En carbone où en bois : c'est un bel objet ! Le carbone est plus minéral d'un noir d'ébène, tandis que les fibres du bois dessinent de longues stries tout au long de chaque pale. Ses lignes parfaites, la douceur et la fermeté de son galbe ne sont qu'harmonie. Pour ma part, j'aime la toucher, la caresser du bout des doigts il y a là un plaisir presque sensuel. Avant de décoller, je la vérifie soigneusement. Pour protéger son bord d'attaque, un ruban adhésif en alu absorbe les petites agressions. En vol, son bruit régulier et rassurant accompagne mes balades. Au retour, un petit chiffon est là pour essuyer toute trace et lui rendre son aspect premier. Un rapide coup d'oeil me rassure sur son état après l'effort. La vie de ce bel objet se terminera brutalement, sans crier gare, au prochain vol où dans quelques mois, dans un craquement sinistre suite à une maladresse où à un problème technique... C'est inscrit dans sa destinée ! Mes yeux se tourneront alors, sans pitié, vers sa remplaçante qui dort déjà bien rangée au fond du garage et qui attend son heure. Alors, avant que ce moment dramatique n'arrive, je tiens à la remercier pour tout ce plaisir qu'elle me procure déjà depuis plusieurs mois et qu'elle va, je l'espère, poursuivre longtemps encore... Pour ma part, j'admire mon hélice pour sa capacité à me faire voler mais surtout pour sa forme parfaite proche de l'œuvre d'art ! Quand un objet est beau et qu'en plus il fait bien son travail : il faut le respecter. Et si les hélices avaient une âme ? July 09 Première NavigationCela faisait un petit moment que cela me trottait par la tête : en finir avec le tour de piste plus où moins élargi pour faire une vraie navigation entre deux points. Le projet était de rallier Benesse ma piste habituelle de décollage pour St Pée sur Nivelle. 50 km de parcours en contournant la CTR tout en respectant la limitation à 1500 pieds de la TMA2. Ce mardi était une belle journée sans vent météo, juste quelques thermiques et un peu de brise de mer. Après un dernier coup d'œil à la carte pour relever les caps et les points de repère devant jalonner mon cheminement, je prenais la décision de me jeter dans l'inconnu. Un petit goût d'aventure, en tout cas une première pour moi. Un peu plus de carburant que nécessaire, au cas où : 11 litres de mélange soit 8 kg de charge au décollage soit quelques 38 kg sur le dos ! Arrivé à la piste de Benesse, le vent est bien là de NNO costaud mais régulier. Après examen, je décide d'y aller. Prévol soigneuse, déco face voile et c'est parti pour l'aventure... Immédiatement je prend des thermiques forts, et j'arrive très vite à 400m, je prend la direction des marais d'Orx mon premier repère en prenant soin de rester à plus de 1000 ft (pied) altitude minimale de survol de cette réserve. Çà bouge pas mal, les thermiques sont là, pas question de prendre de photo, ce sera pour le retour : il faut tenir la voile. Cap au 140° en direction d'URT, le seul pont sur l'Adour, mon deuxième point de repère majeur. La vitesse est de 50 km/h vent de dos et le paysage défile bien. Je fais toujours très attention à mon altitude et je reste en moyenne à 350m, je suis en pleine TMA et le plancher de celle-ci est juste au dessus à 500m, pas question de gêner un Airbus dans son approche ! L'adour se rapproche et je peux prendre mes premières photos, les thermiques sont moins nombreux. Dommage la luminosité est voilée par un peu de brume de chaleur, les photos ne seront pas belles. Passé ce point, j'ai mes points de repère naturels que sont les montagnes du Pays Basque, je reconnais les différents sommets sans difficulté. Il me faut tangenter l'Ursuya cap au 220° pour passer au dessus de Briscou puis de Cambo. Ensuite un simple cheminement me ramène tranquillement en vue de la piste d'Itxassou, puis de la carrière aux abords d'Espelette. Désormais je suis sorti de la TMA2 je reprend un peu d'altitude d'autant que le sol s'est bien rapproché. Les derniers points remarquables : le hangar et la piste de St Pée sont en vue ainsi que le lac. Posé tranquille, je suis accueilli par Thierry, Jacques et bien d'autres : 1:09 de vol, 5 litres de carburant. Quelques minutes de repos, petite discussion avec les amis et Jacotte arrive par la route avec l'essence, indispensable au retour. Je remet donc les 5 litres usés à l'aller et j'attends que le vent se calme un peu. C'est chose faite vers 20 heures. Je prépare la voile mais, comme souvent, le vent est tombé d'un coup, il ne reste plus qu'un filet d'air. Là commence la galère, en plus, le champ est en montée. Je rate 2, 3, 4 décollages, je suis dans un état second. Trempé, fatigué. Au cinquième, avec l'acharnement du désespoir je parviens enfin à me mettre en l'air. Ouf, je vais pouvoir me reposer pendant le vol ! Belle humiliation, devant les copains, Luc mon fils et Jacotte, de quoi remettre la modestie en place. Ce qui n'est pas plus mal et évite que la tête ne rentre plus dans le casque ! Par contre, il ne faut pas trainer, avec tout cela j'ai pris du retard et le décollage s'est fait à 20:37. Le retour face au vent se fera à 30 km/h de moyenne donc bien plus long que l'aller. Cela risque d'être limite... Je prend donc le chemin inverse, et mon cheminement de l'aller redéfile sous mes yeux. Les paysages sont différents et l'éclairage rasant du soleil couchant met les reliefs en perspective, superbe ce Pays Basque. Les conditions sont d'huile et je me régale à prendre des photos de ce beau coucher de soleil. Cambo, Urt, l'Adour défilent lentement sous mes pieds, je surveille toujours mon altimètre pour voler en dessous de 400m. Je trouve le temps bien long, et le cheminement me parait interminable d'autant que je vois le soleil baisser, baisser jusqu'à disparaitre sous l'horizon océanique. Je suis en approche des marais d'Orx mais je suis désormais face au vent, mon GPS ne m'indique plus que 28 km/h. La luminosité baisse mais je réalise soudain que j'ai sur le nez mes lunettes noires. Une fois enlevées, je gagne en luminosité et en optimisme : ça va le faire ! Tout de même, c'est bien lent et je n'aperçois pas encore l'attéro. Les lumières s'allument ici où là dans les villes et villages mais la visibilité est encore bonne. Impressionnant tout de même d'être encore en l'air à cette heure tardive. Çà y est, j'aperçois les deux axes de la piste entre les maïs, le péage d'autoroute est là tout près, je réduis les gaz pour descendre, une dernière photo. Je suis en approche, un tour de piste pour voir la direction du vent au sol. Il n'y a presque plus rien, juste un frémissement de la manche à air. Bon, il est temps j'engage la finale, petite prise de vitesse, le sol se rapproche, arrondi : ça y est, la boucle est bouclée, le pari gagné, ma première navigation faite. 1:34 de vol, 8 litres de carburant, posé à 22h11 pour une nuit aéronautique à 22h18 : limite ! L'œil brillant, un peu mal dans le dos mais content le garçon. July 02 Un vol parfait le 21 Juin 2008 La journée avait plutôt mal commencée, tous les groupes redescendaient les uns après les autres du déco : le vent n'était pas bon, rafaleux de sud, rien à attendre question parapente pour le reste de la journée aux dires des professionnels. Vers 13:30, les conditions ont commencé à s'améliorer : le vent à mieux s'orienter vers le SE avec des moments d'accalmie relative. Nous montons au déco, pour ma part, je décide d'emporter ma voile et d'attendre le bon moment... Arrivés sur place, les choses se confirment : ça devient nickel. Plusieurs pilotes locaux se préparent dont un compétiteur avec une voile pointue. Il se fait immédiatement satelliser vers un beau nuage en arrière du déco, le plafond est élevé autour de 3500m avec des cumulus. Il monte, monte, monte jusqu'à n'être plus qu'un moucheron dans l'immensité du ciel. Allez, c'est le moment, il faut se préparer... D'autres pilotes décollent, sans monter particulièrement, certains même iront rejoindre la vallée. Les préparatifs sont achevés, je passe l'appareil photo à Jacotte pour prendre le déco, et me voilà en l'air après un beau décollage bien temporisé, de la belle ouvrage ! Devant, le premier thermique sera le bon, je l'ai, je le garde et il monte tranquillement : + 3 mètres/seconde, de plus en plus large, le vario chante sans faiblir. Je persévère, quand on tient une mine, on la garde jusqu'au bout. Le sol s'éloigne régulièrement, je me laisse décaler en arrière du déco en direction de ce beau nuage dont la base grise se rapproche. Il faut tenir la voile, le vario-gps affiche du +3 m/s en moyenne mais par moment, bien sûr, ça chante plus fort. Au bout d'un moment, me voyant déjà haut, je pense être vers 2500m, un coup d'œil à l'altitude m'indique : 2900m ! Je n'en reviens pas, plus que 100m et c'est le 3000m, incroyable, je ne suis jamais allé si haut, alors je m'applique pour poursuivre cette prodigieuse montée. D'ailleurs, ça commence à se calmer, ça monte moins vite. Je décide de me diriger vers le Soulor, sommet de la vallée et début du col d'Aubisque je suis alors à 3300 mètres ! A mi-chemin, je n'ai perdu que 200 mètres et je rencontre une nouvelle ascendance alors je l'enroule. Le vario reprend sa chanson stridente. Quelques tours plus tard, je suis à 3575 mètres, ça monte toujours mais j'ai déjà des barbulles sous ma voile, le gros du nuage est encore à environ 200 mètres. Je décide de rester prudent et de finir ma transition en direction du Soulor et du ciel bleu dégagé. La fin de l'Aubisque est à portée de voile, j'aperçois Gourette. Devant moi, s'étend tout le massif des Pyrénées avec ces sommets encore enneigés. Et oui, la neige est venue bien tard dans la saison et c'est un réel spectacle qui se présente à mes yeux émerveillés. J'étais loin d'imaginer une telle beauté, alors je profite du panorama gigantesque et grandiose. C'est décidé, je vais rester raisonnable et faire le tour du Val d'Azun plutôt que de partir dieu sait où pour un cross improbable au retour incertain. Je me laisse alors glisser dans un cercle quasi parfait autour de la vallée. A l'opposé du décollage je vais retrouver un nouveau thermique, j'y fais quelques tours mais c'est très turbulent, bien plus que lors de la montée initiale. Je laisse alors le teigneux, je suis encore bien assez haut pour boucler mon tour. Je traverse le Val d'Azun et me présente à la verticale du déco, quelques voiles sont là plus bas. Vais-je me reposer là ? Je décide que non pour ne pas risquer l'harmonie de ce vol par un atterrissage hasardeux. Je poursuit donc mon vol tranquillement jusque dans la vallée. Un posé nickel là où je l'avais décidé, la voile au dessus de moi pendant un bon moment après avoir mis les pieds au sol. Là encore du bon boulot ! Parfait, du début à la fin. Au total, 1 heures 6 minutes d'un vol d'anthologie. A aucun moment je ne me suis senti en danger, pas une fermeture, +5,5 m/s au maximum : la perfection. Et cependant, un seul regret, n'avoir pas pris ce foutu appareil photo. Il ne me reste de ce vol que le souvenir, une trace et quelques données GPS bien impersonnelles et qui sont bien loin de décrire la qualité de ce moment. Au sol, je n'y crois toujours pas d'avoir eu cette chance. La banane pendant de longues minutes après le vol. L'œil brillant pendant toute la soirée. Des SMS envoyés à tous. Reste une question : Est-ce le plus beau ? Sincèrement, je n'en sais vraiment rien car des beaux vols en 13 ans j'en ai fait tout plein. Un vol hors norme, c'est sûr qui restera dans ma mémoire comme un évènement rare et exceptionnel. Un bijou à garder au fond de soi comme un cadeau du ciel, hors du temps, un moment intense de vie, de Vraie Vie. May 19 Contemplation En paramoteur le pilotage laisse bien des loisirs et on peut aisément en profiter pour admirer le paysage. Pour ma part, j'aime bien voler assez haut 300m – vieux réflexe de parapentiste – notre Terre vue du ciel à cette hauteur est vraiment un réel bonheur. La Terre ressemble alors à une grande maquette de train électrique avec ces toutes petites voitures, ces trains, ces maisons, etc... je retrouve alors l'émerveillement de la contemplation d'un enfant devant un jouet magnifique. La mosaïque des champs, les contours de lacs, la sinuausité des rivières sont autant de points remarquables d'une rare beauté. Pouvoir voler dans des endroits improbables est je pense un des plaisirs du paramoteur. Un transport aisé et la facilité de mise en oeuvre sans infrastructure lourde en font un aéronef hors norme pour qui sait regarder. A ceux qui me lisent et qui volent, n'hésitez pas à enmener votre moteur. Les autres qui n'ont pas encore franchi le pas mais qui y songent, si vous avez un côté contemplatif n'attendez plus : allez-y ! Le paramoteur vous apportera ainsi, au gré de vos voyages, de nombreux petits bonheurs comme d'improbables cadeaux de la vie. May 12 Vols en Pays d'Olonne - Vendée Plusieurs fois par an, je vais voir ma Mère au Château d'Olonne en Vendée. Rien que de très banal et il est bien normal de rendre visite à sa famille sauf que là, j'ai emmené pour la première fois mon paramoteur. Jusqu'à présent, je n'avais jamais imaginé pouvoir voler dans ce lieu que je connais depuis ma naissance. Que de souvenirs accrochés à ce coin de France, année après année au cours de ma vie. Voir ce pays là du haut a été une révélation sur la beauté de cette côte vue du ciel. En particulier l'embouchure du Payré et les marais du Veillon sont une merveille que je ne soupçonnait pas. Je n'ai malheureusement pu faire que deux vols ; c'est un coin à vent et les conditions météo ne sont pas toujours au top pour le paramoteur. C'est sûr, désormais il est hors de question que j'aille visiter Maman sans mon engin et son aile ! Une confirmation en passant que le plaisir en paramoteur vient de la variété des sites visités. Le tour de piste à côté de la maison, même s'il peut être sympathique devient très vite répétitif, alors il faut varier les lieux de décollage pour apprécier au mieux les paysages. Il faut donc bouger, et ne pas hésiter à prendre le moteur en voyage car c'est un régal. April 16 Aspen2 Quand on reçoit une nouvelle voile c'est toujours un évènement. Il faut parfois plusieurs dizaines de vols pour s'acclimater à une nouvelle aile. Le ressenti, la perception peuvent être variable selon les conditions météo. Le pilote doit s'adapter à son nouveau matériel. Une osmose doit se réaliser et faire son chemin. Parfois c'est l'accord parfait dès le 1er vol, rare mais gage d'une longue histoire d'amour... Hier, j'ai donc fait voler ma nouvelle Gradient Aspen 2-30 pour la première fois. Comme je n'avais pas eu l'occasion de l'essayer avant l'achat, j'étais très motivé pour confirmer ma décision. Excellentes perceptions pour ces deux vols avec des thermiques et du vent. Tout d'abord malgré un 18-23 au décollage l'aile monte dans une infinie douceur, pas question de se faire arracher. C'est un bon point pour la sécurité et le plaisir de décoller. En vol, dans du baston, elle ne transmet que ce qu'il faut pour le pilotage, ce qui amène un surcroit de confort même dans la turbulence. Elle monte le thermique sans soubresaut en se laissant décaler avec facilité dans la colonne d'air. Précise en virage, c'est une aile plaisante à piloter. A l'attéro, après une petite prise de vitesse l'arrondi est sympa pour toucher le sol avec souplesse. Vous l'aurez compris, le bilan est extrêmement positif. Je crois que je vais beaucoup la faire voler tant ses qualités de vol semblent coller à mes aspirations de vieux pilote. Se faire plaisir dans la sérénité, sans rien laisser à la performance pour réaliser et profiter de beaux vols... alors c'est parti pour de nombreuses années avec cette Aspen2 qui en plus est belle. April 07 Les Peupliers Depuis quelques jours, les peupliers se sont couverts de toutes nouvelles feuilles d'un vert bien tendre. C'est un plaisir pour un pilote de les retrouver. Ils nous manquent l'hiver. Ce sont en quelques sortes nos anges gardiens. Avec eux pas besoin de manche à air pour connaitre l'état du vent. Leur haute forme longiligne nous indique, pour qui sait les regarder, tout ce qu'il nous faut pour décoller où atterrir. Si les feuilles frémissent doucement c'est parfait. La cime penchée à l'opposé du vent nous indique la direction, plus l'angle d'inclinaison est fort plus le vent est costaud. Dès que le tronc commence à se balancer, il vaut mieux renoncer et patienter jusqu'à l'accalmie. Nous avons donc retrouvé nos amis silencieux pour toute la bonne saison. Ils veilleront sur nous pour nous indiquer, avec discrétion, la bonne décision à prendre. Merci à eux ! Vous l'aurez compris : j'aime les peupliers. April 06 VOL A ST PEE SUR NIVELLE On a parfois la chance de réaliser ses rêves. Hier, nous avions une très belle journée de printemps sur le Pays Basque et la journée promettait d'être favorable aux activités d'extérieur et notamment aéronautiques : grand bleu, peu de vent. Dès le matin nous avons pris la route pour aller faire un petit vol chacun au Belchou, une montagne perdue au fin fond des Pyrénées. Après quelques semaines à ne pratiquer que du paramoteur, se retrouver tout léger sous sa voile surprend un peu, mais très vite les vieilles habitudes reviennent pour à nouveau enrouler la moindre petite bulle ascendante. Ensuite, nous nous sommes rendus à St Pée sur Nivelle à la base de paramoteur. Nous y avons reçu un excellent accueil de Thierry le maître des lieux. Mais la brise de mer était bien présente et un peu forte. Patience... après avoir attendu une bonne heure, l'envol a été possible. Et c'est là qu'enfin j'ai réalisé un vieux rêve : voler vers St Jean de Luz et la Rhune. En effet, pendant des années j'ai volé au Baïgura où le cross mythique est d'aller jusqu'à la mer. Très peu de pilotes y sont arrivés. Pour ma part, mes essais multiples se sont toujours terminés autour de St Pée justement sans jamais pouvoir aller plus loin, toujours contré par la brise de mer. Alors un de mes rêve de pilote était de pouvoir voler en direction de St Jean de Luz tout à côté de la Rhune. Hier, en paramoteur, au départ de St Pée, j'ai enfin pu voler dans cet espace qui m'était interdit. Certes, avec un moteur, c'est moins sportif qu'en parapente, mais enfin le coup d'oeil était là tout de même. Et quels paysages : la baie de St Jean de Luz, les trois couronnes, la Rhune autant de lieux magnifiques. Je pense que je reviendrai souvent voler à St Pée mais je n'oublierai pas cette première fois où un rêve est devenu réalité. March 15 Ski - Saison 2007-2008 5 jours de ski ! Voilà notre saison 20007-2008, après les 4 jours de l'année passée : c'est pitié. La neige dans les Pyrénées devient confidentielle. D'un autre côté comme cela revient de plus en plus cher et que j'ai le sentiment de moins apprécier, au total cela tombe plutôt bien. Il n'empêche qu'on ne plus parler de sport mais d'une pratique occasionnelle amusante mais onéreuse. Il est vrai qu'avec la hausse du tarif des remontées mécaniques complétée par le cout du transport, cela devient très vite insupportable pour le porte-monnaie. Donc un bilan de la saison plutôt mitigé. Pourtant c'était une des rares activités de plein air à être praticable au cœur de l'hiver. A suivre pour les années à venir, il n'y a plus qu'à ranger le matériel jusqu'en décembre prochain... February 28 36 kg !36 kg voilà le résultat du juge de paix, plus exactement la balance ! En faisant le complément de carburant ce matin, j'ai eu la curiosité de mettre le paramoteur sur la balance. L'aiguille s'est immédiatement arrêtée sur 36 kg. Le constructeur PAP annonce fièrement 23 kg dans sa documentation c'est certainement sans compter la sellette. Allez donc voler sans siège avec juste un string, il faut bien compter 4 kg car c'est du costaud avec du vrai tissu Cordura. On rajoute le secours de quelques 3 kg avec les maillons et élévateurs, plus les 9 litres d'essence et le compte est fait : 23+4+3+6 Je ne m'étonne donc plus de mes maux de genoux qui se retrouvent chargés avec 40 kg quand on rajoute le poids des chaussures, des habits et du contenu des poches. Il va falloir les ménager autant que possible pour envisager la poursuite de l'activité sans trop de dommages. L'alternative du charriot pour décoller semble séduisante, là il n'y a plus rien à porter ni au décollage, ni à l'atterrissage. J'en ferai l'essai d'ici quelques semaines... A suivre... February 13 Paramoteur : voler autrementL'anticyclone est là depuis quelques jours. Le soleil brille et le vent reste souvent raisonnable alors... les vols se succèdent. La prise en main de mon nouvel engin se confirme de jour en jour. Aujourd'hui, j'ai enfin pu décoller sans assistance, et oui, jusqu'à présent mon moteur calait systématiquement avant mon envol. J'avais donc recours à un ami pour redémarrer l'engin tout en le laissant sur mon dos. Après bien des tâtonnements, j'ai enfin trouvé le bon niveau de ralenti permettant d'éviter cet arrêt intempestif. Donc mon envol de ce jour c'est fait sans aide aucune, gonflage dos à la voile et hop les gaz pour un décollage en quelques mètres. En vol, il faut s'habituer, ce n'est pas du tout pareil qu'en parapente. Le relief se trouve bien en dessous, il n'y a pas de montagne. On navigue plutôt en maintenant le cap pendant de longs moments pour cheminer. Il n'y a pas à rechercher la pompe suivante, du coup, le vol est plus monotone. On a le temps d'observer et d'admirer la région. On a vite fait le circuit autour du terrain. Je pense que le plaisir sera plutôt de faire des trajets d'un point à un autre et éventuellement retour par un autre chemin. C'est assez agréable de pouvoir maintenir une certaine altitude en palier. On se prend pour un avion ! Le retour au sol est enfantin et sans problème pour un parapentiste d'autant qu'en cas de nécessité on peut toujours remettre les gaz et se représenter. Au total, je trouve l'activité assez différente du parapente. Le plaisir est autre, même s'il s'agit toujours de vol. Cela occupe bien, il faut bichonner le moteur à la maison, refaire le plein. Il y a plus de manipulation au sol, on se prépare tranquillement pas de précipitation, il faut être minutieux pour ne rien oublier et tout contrôler. Quant tout est ok c'est le décollage, le moment le plus fort du vol car le plus dense. Réussir du premier coup est impératif car autrement c'est la galère avec 30 kilos sur le dos la fatigue vient vite. Les journées paramoteur passent rapidement et c'est bien ainsi. Voilà un garçon bien occupé et tout à la joie de cette nouvelle activité. A suivre... Mercredi 27 Février 2008 Voilà la suite. L'impression initiale se confirme bien. Il faut être très minutieux dans les préparatifs, une succession de petites choses qui permettent de réussir le vol. Il y a un certain plaisir dans cette phase là. Toucher, manipuler le moteur, vérifier tel et tel point c'est déjà du vol. Une sorte de cheminement méthodique pour arriver au plaisir de voler. Quant au vol en lui-même la phase de décollage est la plus complexe, surtout par vent faible. Une fois en l'air il convient d'avoir prévu un objectif, histoire de briser la monotonie : tel parcours, tel lieu à photographier... Je pense que mon évolution va être de préparer des itinéraires à l'avance avec les différents caps, altitudes et points remarquables puis de les réaliser en vol au gré des conditions météo. La Vraie Vie est bien là. A suivre donc... February 10 Les Crocs Les Crocs Vous savez ces affreuses petites chaussures en plastique multicolore. Après en avoir entendu parler, lu sur internet ce qui ce faisait, j'ai voulu essayer. Un jour je passe devant une échoppe garnie de crocs, ni une ni deux, je rentre et après avoir tergiversé un moment sur la couleur, j'en ressort avec une paire couleur mastic. Un peu perplexe sur la qualité supposée du produit je me dis qu'à la maison cela peut, malgré le prix (45€) être une alternative intéressantes aux traditionnels chaussons. Cela fait maintenant plus de trois mois que je les porte à la maison et les emporte en camping-car. Elles sont très confortables, en fait la résine prend la forme des pieds avec la chaleur. Vertu cardinale : elle ne prenne aucune odeur, elles seraient anti-bactériennes ! Là c'est un réel plus par rapport aux chaussons qui prennent systématiquement un redoutable fumet au bout de quelques semaines d'utilisation. Sans aller dans la terre, on peut passer de l'intérieur à l'extérieur de la maison sans dommage. Elles sont vraiment robustes. Au delà du battage marketing, je pense qu'il y a là un réel produit novateur. Il faut dépasser la première réaction au look un peu particulier pour lequel on s'y fait vraiment très vite. On fini même par les trouver plutôt moins laides que bien d'autres. On peut éviter les couleurs trop voyantes, pour des teintes plus traditionnelles : blanc, noire, sable, bleu marine mais aussi argent, or... Les essayer c'est les adopter. La famille qui se gaussait des Crocs du Jean-Michel a vu ce vieux Père Noël leur en apporter une paire dans sa hotte, depuis... aucun rejet ! Ils ne les quittent plus sauf pour sortir, mais quel bonheur de les retrouver le soir venu. Faites l'essai : http://www.chaussures-sabots.com/ February 09 Voler avec un moteur, enfin Le but fixé il y a 10 mois c'est enfin réalisé : aujourd'hui, j'ai pu voler avec un moteur dans le dos en dehors de l'école. S'affranchir des montagnes pour voler et n'avoir comme finesse que le bon vouloir du moteur et du réservoir d'essence, quel changement ! Ce que je pressentait se révèle réalité, le plaisir est dans le cheminement. Il n'est plus question de prouesses de pilotage pour tenir le plus longtemps possible mais simplement profiter de la vue à quelques dizaines de mètres du sol. Hormis le décollage qui reste relativement pataud avec ce gros moteur dans le dos, le pilotage est extrêmement simplifié, accélérer le moteur pour monter, la voile cabre alors ; décélérer pour descendre, la voile reprend son assiette naturelle de vol avec un taux de chute amplifié du fait de la charge. Enfantin. Le réel plaisir ce trouve dans la contemplation du paysage qu'on a moins le temps d'apprécier en parapente, toujours à l'affut de gain d'altitude. Là, la seule chose à faire c'est : regarder, contempler, admirer. Et le bruit alors, ne vient-il pas gâcher le plaisir ? Et bien, singulièrement non. Il faut bien sûr être équipé pour se protéger les tympans mais à cette condition le ronronnement du moteur est plutôt rassurant et gage de sécurité. Donc, cette après-midi, il faisait un temps magnifique plus de 22C° sur la côte basque ! Décollage à Tarnos, puis direction le nord le long du littoral jusqu'à Hossegor et retour. 1h15 de vol au dessus des dunes entre océan et pins. Que du bonheur, à recommencer très vite dans les prochains jours... Voici donc mes premières impressions et la satisfaction d'avoir atteint un objectif qui n'allait pas de soi. Dix mois de persévérance pour accéder à un autre domaine de vol, voisin complémentaire du parapente. Allez, il est content le garçon ! |
||||||||||||||||||||||||||
|
|